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Etiquette:
attention aux citoyens
I. UNE JUSTICE MODERNE ET OUVERTE AUX CITOYENS
II. UNE JUSTICE QUI PROTEGE LES PLUS FAIBLES
III. UNE RELATION DE CONFIANCE AVEC AVOCATS ET PROCUREURS
IV. EFFICACITE DE LA CHARTE DES DROITS
A l’aube du XXIe siècle, la société espagnole demande urgemment une Justice plus ouverte qui soit capable de donner aux citoyens un service de meilleure qualité, plus efficace et avec une plus grande agilité, en incorporant pour y arriver des méthodes d’organisation et des instruments processuels plus modernes et plus avancés. Un projet d’une telle ambition ne peut être affronté qu’au travers d’un accord élargi à toutes les forces politiques, un accord qui assure l’unité et la continuité des efforts et qui garantit le consensus sur les bases de fonctionnement de ce Pouvoir d’Etat. C’est, précisément, l’objet et la finalité du Pacte National pour la Réforme de la Justice, signé le 28 mai 2001.
Parmi les priorités du Pacte National, se trouve l’élaboration d’une Charte des Droits des Citoyens face à la Justice qui servira les principes de transparence, d’information et d’attention adéquate et qui établira les droits des usagers de la Justice. C’est la même priorité que l’on retrouve dans l’accord cinquième de ceux adoptés par la Conférence Sectorielle en matière d’Administration de Justice, tenue le 22 mai 2001 à Las Palmas.
La Charte en question a été rédigée par un Groupe de Travail constitué au sein de la Commission chargée du Suivi du Pacte National, après accord unanime de tous ses composants, groupe dans lequel sont intervenus des représentants des différents Groupes Parlementaires et du Ministère de la Justice.
Ce groupe a rassemblé les initiatives présentées par les forces politiques de la Chambre, ainsi que les opinions et suggestions des institutions et des organisations en rapport avec l’Administration de Justice. Bon nombre de ces apports ont été inclus dans le contenu de cette Charte.
Afin d’obtenir une Justice moderne et ouverte aux citoyens, la Charte développe dans sa première partie les principes de transparence, d’information et d’attention adéquate examinés dans le Pacte National, en soulignant l’importance d’obtenir une Administration de Justice responsable face aux citoyens, lesquels pourront présenter leurs plaintes et leurs suggestions sur le fonctionnement de celle-ci et exiger, si besoin est, les réparations qu’il y a lieu.
La seconde partie de la Charte est centrée sur la nécessité d’apporter une attention particulière et soignée aux rapports de l’Administration de Justice avec ces citoyens qui sont les plus vulnérables : En premier lieu, la victime du délit, surtout dans les cas de violence domestique et contre la femme ; en deuxième lieu, les mineurs, pour leur éviter un préjudice dans leur développement et leur évolution corrects ; en troisième lieu, les personnes qui souffrent d’un handicap sensoriel, physique ou psychique, afin de vaincre leurs problèmes de communication et d’accès aux édifices de justice ; et pour finir, les étrangers immigrants en Espagne à qui il faut assurer l’application des principes et des droits inclus dans cette Charte.
La Charte s’occupe dans la troisième partie de ces droits qui sont caractéristiques de la relation du citoyen avec les Avocats et Procureurs ; à ce sujet, ont été particulièrement utiles les données reçues du Conseil Général du Barreau et du Conseil Général des Ordres des Avoués des Tribunaux d’Espagne.
Finalement, la Charte des Droits conclut par une prévision relative aux conditions nécessaires à son efficacité. C’est la raison pour laquelle est proclamée l’exigibilité des droits reconnus et la soumission à ceux-ci des Juges et Magistrats, du Ministère Public, des Huissiers, des Avocats, des Procureurs et des autres personnes et institutions qui coopèrent avec l’Administration de Justice. Ainsi donc, c’est la Commission de Justice et d’Intérieur de la Chambre des Députés qui est chargée du suivi et de l’évaluation du développement et de l’application de cette Charte.
I. UNE JUSTICE MODERNE ET OUVERTE AUX CITOYENS.
1.- Le citoyen a la droit de recevoir une information générale et actualisée sur le fonctionnement des Tribunaux et des Cours de Justice et sur les caractéristiques et conditions génériques des différentes procédures judiciaires.
2.- Le citoyen a le droit de recevoir des informations transparentes sur l’état, l’activité et les affaires suivies et en attente de tous les organes juridictionnels d’Espagne.
3.- Le citoyen a le droit de connaitre le contenu actualisé des lois espagnoles et de l’Union Européenne au moyen d’un système électronique de données facilement accessible.
4.- Le citoyen a le droit de connaitre le contenu et l’état des procès dans lesquels il a un intérêt légitime en accord avec les dispositions des lois processuelles.
5.- Le citoyen a droit à ce que les notifications, citations, mises en demeure et sommations contiennent des termes simples et faciles à comprendre, évitant ainsi l’usage d’éléments intimidateurs inutiles.
6.- Le citoyen a droit à ce que soit utilisé, lors d’audiences et de comparutions, un langage qui, tout en respectant les exigences techniques nécessaires, soit compréhensible pour les citoyens qui ne sont pas spécialistes en droit.
7.- Le citoyen a droit à ce que les sentences et autres résolutions judiciaires soient rédigées de façon à être compréhensibles pour leurs destinataires, en utilisant une syntaxe et une structure simples, sans préjudice à leur rigueur technique.
8.- Le citoyen aura le droit de disposer gratuitement des formulaires nécessaires à l’exercice de ses droits face aux tribunaux lorsque l’intervention d’un Avocat et Procureur n’est pas obligatoire.
Une justice attentive au citoyen.
9.- Le citoyen a le droit d’être accueilli avec une attention respectueuse, adaptée à ses circonstances psychologiques, sociales et culturelles.
10.- Le citoyen a le droit d’exiger que les dispositions judiciaires dans lesquelles sa comparution est indispensable aient lieu avec la plus grande ponctualité.
11.- Le citoyen a droit à ce que sa comparution en personne face à un organe de l’Administration de Justice soit le moins pénible possible.
12.- Le citoyen a droit à être correctement protégé lorsqu’il déclarera comme témoin ou lorsqu’il collaborera sous tout autre forme avec l’Administration de Justice.
13.- Le citoyen a le droit de connaitre l’identité et la catégorie de l’autorité ou du fonctionnaire qui le reçoit, sauf lorsque des raisons de sécurité dans les causes criminelles le justifient.
14.- Le citoyen a le droit d’être reçu personnellement par le Juge ou le Greffier pour toute incidence relative au fonctionnement de l’organe judiciaire.
15.- Le citoyen a le droit d’être reçu en horaire du matin et de l’après-midi dans les dépendances de justice des organes dans lesquels, de par leur nature ou volume d’affaires, cela est nécessaire et dans les termes légalement prévus.
16.- Le citoyen a le droit d’utiliser avec l’Administration de Justice du territoire de sa Communauté la langue officielle de son choix, et d’être reçu dans les termes établis par la Loi Organique du Pouvoir Judiciaire, et les Statuts d’Autonomie et leurs normes de développement.
Une justice responsable face au citoyen.
17.- Le citoyen a le droit de formuler des réclamations, des plaintes et des suggestions relatives à un défaut de fonctionnement de l’Administration de Justice, ainsi que de recevoir une réponse à celles-ci dans les plus brefs délais, et, dans tous les cas, dans un délai d’un mois.
18.- Le citoyen a le droit d’exiger des responsabilités en cas d’erreur judiciaire ou d’un fonctionnement anormal de l’Administration de Justice.
Une justice souple et technologiquement avancée.
19.- Le citoyen a droit à une gestion rapide des affaires qui l’affectent, lesquelles devront être résolues dans le délai légal, et, au cas où, à connaitre la raison du retard.
20.- Le citoyen a droit à ce que la présentation de documents qui se trouvent entre les mains des Administrations Publiques ne lui soit pas exigée, sauf si les lois processuelles le requièrent expressément.
21.- Le citoyen a le droit d’entrer en communication avec l’Administration de Justice au moyen d’un courrier électronique, vidéoconférence et autres moyens télématiques, en accord aux dispositions des lois processuelles.
II. UNE JUSTICE QUI PROTEGE LES PLUS FAIBLES.
Protection des victimes du délit.
22.- Le citoyen qui sera victime d’un délit a droit à être informé clairement sur son intervention dans la procédure pénale, sur les possibilités d’obtenir la réparation du dommage souffert, comme sur le déroulement de la procédure.
22.2 Les attributions des Bureaux d’Attention à la Victime seront renforcées et leurs fonctions seront élargies pour trouver un service intégral au citoyen affecté par le délit, en s’assurant qu’ils agissent sur tout le territoire national.
23.- Le citoyen qui sera victime d’un délit a droit à ce que sa comparution personnelle devant un Tribunal ou une Cour ait lieu de façon adéquate à sa dignité et en préservant son intimité.
24.- Le citoyen qui sera victime d’un délit a droit à être protégé de façon immédiate et effective par les Tribunaux et les Cours, spécialement face à celui qui exerce la violence physique ou psychique dans le cadre familial.
25.- Le citoyen qui sera victime d’un délit a droit à être protégé de la publicité non voulue sur sa vie privée dans tout type de procédure judiciaire.
26. Le mineur a droit à ce que sa comparution devant les organes judiciaires ait lieu de façon adaptée à sa situation et son développement évolutif.
27.- Le mineur qui aurait suffisamment de jugement a le droit d’être entendu dans toute procédure judiciaire dans laquelle il est directement impliqué et qui conduise à une décision qui affecte sa sphère personnelle, familiale ou sociale ; de même, il aura droit à ce que les différentes actions judiciaires soient exécutées dans des conditions qui garantissent la compréhension de leur contenu.
28.- Le mineur a droit à ce que les autorités et les fonctionnaires de l’Administration de Justice maintiennent la discrétion qu’il se doit sur les dispositions en relation avec eux, lesquelles devront être exécutées, dans tous les cas, de façon à préserver son intimité et le droit à sa propre image.
29.- Le citoyen affecté d’un handicap quelconque, sensoriel, physique ou psychique, pourra exercer pleinement les droits reconnus dans cette Charte et dans les lois processuelles.
30.- Le citoyen sourd, muet, ainsi que celui qui souffre d’un handicap visuel ou de cécité, ont droit à l’utilisation d’un traducteur du langage des signes ou de tout autre moyen technologique qui permette d’obtenir de façon compréhensible l’information demandée, comme d’exécuter correctement les actes de communication et autres démarches processuelles auxquelles ils prendront part.
Les immigrants face à la justice.
31.- L’étranger a droit à être acueilli par tous ceux qui prêtent leurs services dans l’Administration de Justice en accord avec ce qui est établi dans cette Charte et sans souffrir d’une discrémination quelconque en raison de sa race, langue, religion ou croyances, en particulier lorsqu’il s’agit de mineurs, ceci conformément aux dispositions des conventions internationales ratifiées par l’Espagne.
32.- Les étrangers qui immigrent en Espagne ont droit à recevoir une protection adaptée de l’Administration de Justice dans le but de s’assurer qu’ils comprennent la signification et la transcendance juridique des actions processuelles dans lesquelles ils interviennent dans une cause quelconque.
III. UNE RELATION DE CONFIANCE AVEC AVOCATS ET PROCUREURS.
Une conduite déontologiquement correcte.
33.- Le citoyen a droit à la prestation d’un service professionnel de qualité de la part d’un Avocat dans le respect de la mission de défense qui lui est confiée, ainsi que le Procureur dans la représentation de ses intérêts devant les organes juridictionnels.
34.- Le citoyen a le droit de dénoncer devant les Barreaux des Avocats ou des Procureurs les conduites contraires à la déontologie professionnelle et de connaitre le résultat de la plainte par une résolution suffisamment motivée.
35.- Le citoyen a le droit de connaitre, par l’intermédiaire de l’Ordre Professionnel correspondant, si un Avocat ou Procureur a fait l’objet d’une sanction disciplinaire, non annulée, pour un acte professionnel.
36.- Le citoyen a droit à ce que les professionnels qui le représentent, le conseillent ou le défendent gardent rigoureusement le secret de tout ce qui leur est révélé ou confié dans l’exercice de ces fonctions.
37.- Le citoyen a le droit de connaitre, au préalable, le coût approximatif de l’intervention du professionnel choisi et la forme de paiement.
38.- Le citoyen a la droit d’obtenir de l’Avocat et du Procureur une information précise et détaillée sur l’état de la procédure et des résolutions qui seront dictées.
39.- Le citoyen a droit à être informé par son Avocat et son Procureur, avec un caractère préalable à l’exercice de toute prétention devant un Organe judiciaire, sur les conséquences à être condamné au paiement des dépens du procès et sur le montant estimé.
Une justice gratuite de qualité.
40.- Le citoyen a droit à être conseillé et défendu gratuitement par un Avocat suffisamment qualifié et à être représenté par un Procureur lorsqu’il aura droit légalement à l’assistance juridique gratuite.
41.- Le citoyen a le droit d’exiger une formation de qualité au professionnel désigné par le tour d’office dans les conditions d’assistance juridique gratuite.
IV EFFICACITE DE LA CHARTE DES DROITS
1.- Les citoyens ont le droit d’exiger l’application des droits reconnus dans cette Charte. Seront liés à cette Charte Juges et Magistrats, Ministère Public, Huissiers, médecins légistes, fonctionnaires publics, Avocats, Procureurs et autres personnes et institutions qui coopèrent avec l’Administration de Justice
2.- Le Ministère de Justice et les Communautés Autonomes avec compétences en la matière, le Conseil Général du Pouvoir Judiciaire, le Procureur Général d’Etat et les Ordres professionnels compétents adopteront les dispositions opportunes et fourniront les moyens nécessaires à leur garantie effective et le total respect des droits reconnus dans cette Charte.
3.- La Chambre des Députés, par l’intermédiaire de la Commission de Justice et d’Intérieur, mènera à bien un suivi et une évaluation permanente du développement et de l’application de cette Charte, à cet effet, en seront régulièrement informés par le Gouvernement et les Organes d’Etat et Institutions publiques ceux qui le solliciteront. Le mémoire annuel élevé par le CGPJ aux deux Chambres inclura une référence spécifique et suffisamment détaillée des plaintes, réclamations et suggestions formulées par les citoyens sur le fonctionnement de l’Administration de Justice.